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Par Mike Saum et Sylvie Roy
Des boucles d’acajou sortent en tirebouchons du trou grandissant. Les mains du maître charpentier, rugueuses et calleuses, sont solides tandis qu’elles tournent la manivelle de la poignée du forêt et que la mèche mord dans le bois.
À ses côtés, un apprenti lutte. Il fait aller et venir sa planeuse, incapable de trouver le rythme. Le charpentier lui lance un ordre pour le corriger, repositionne les mains de l’apprenti et lui montre la manière de procéder.
Bientôt, des copeaux serrés sortent de sous la lame avec une constance satisfaisante. Le maître charpentier tape l’apprenti dans le dos, faisant voler du brin de scie dans l’atelier. Comment construit-on une Église? Comment forme-t-on des constructeurs d’Églises, des faiseurs de disciples? C’est comme ça qu’on construit une table. C’est comme ça que l’on forme un faiseur de table. Mais comment construit-on une Église ? Comment forme-t-on des constructeurs d’Églises, des faiseurs de disciples ?
Pendant le temps passé sur la terre, Jésus a parlé à de grandes foules. Il a accompli des miracles. Il s’est retiré dans la solitude pour prier. Mais l’une des facettes les plus remarquables et les plus intentionnées de son ministère sur terre était de faire des disciples.
Il investit du temps dans quelques hommes. Il marcha avec eux, mangea avec eux, discuta avec eux. Et il leur ordonna d’atteindre le monde.
Les disciples obéirent. Ils partirent démontrant la foi, corrigeant, démontrant l’amour – construisant. Par leur obéissance, l’Église grandit. L’Esprit Saint, travaillant à travers cette équipe, construisit l’Église de quelques dispersés à des millions.
Mais s’il n’y avait pas de faiseurs de disciples ?
“Les Collines,” une région en Afrique Centrale qui englobe le sud de l’Ouganda et le Rwanda, fait face à un tel défi. Spirituellement parlant, ils ont une profusion d’apprentis mais une pénurie de maîtres charpentiers.
Il y a quatre-vingt ans, l’Évangile a balayé l’Afrique Centrale comme une tempête. Les gens se sont détournés en masse de la religion traditionnelle, acceptant Jésus Christ et Son Église. C’était un temps de grande promesse.
Mais l’Église faisait face à de décourageants obstacles. Des dirigeants chrétiens tombaient, étouffant la possibilité d’un réveil.
Les faiseurs de disciples restants se trouvèrent submergés, laissant un torrent de nouveaux convertis sans mentors bibliques, sans une profonde connaissance de Dieu et de Sa Parole. Dans l’absence de formation de disciples, les idées occidentales d’une bonne vie – religieuse et séculière – eurent tendance à combler le vide. Un résultat fréquent : une religion tiède avec un message non pertinent.
Mais le plan de Dieu pour Son Église est beau et ne peut être contenu. En obéissance à la Parole de Dieu, la Mission à l’Intérieur de l’Afrique s’est mise en partenariat avec l’Église locale et a réuni un groupe de faiseur de disciples – des équipiers engagés à rejoindre la population du monde qui connait la plus grande croissance, une population qui est prévue de doubler durant les 20 prochaines années.
Dans leurs propres sphères d’influence – la médicine, les affaires, l’éducation, le développement communautaire et la formation pastorale – les faiseurs de disciples nationaux et les missionnaires expatriés forment d’authentiques relations avec les gens des Collines. Chacun apporte d’uniques dons à la table. Le résultat ? Une tutelle intentionnelle et l’étude biblique, des occasions de glorifier Dieu et de démontrer la véritable bonne vie dans et en dehors de l’Église.
La commission finale de Jésus n’était pas simplement d’aller aux confins de la terre, mais de faire des disciples – hommes et femmes qui connaissent et obéissent au Christ de la Bible. Ensemble, ces hommes et ces femmes de conviction forment l’Église – un corps de croyants autorités à atteindre l’Afrique Centrale et le monde. Le corps de Christ construisant quelque chose de beau.
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