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La musique sature la vie africaine. Les émotions – qu’elles soient de joie, de tristesse ou de chagrin – sont exprimées par la musique. Les Africains chantent en travaillant, chantent lorsqu’ils sont en deuil et chantent lorsqu’ils vont à la guerre. Des vieux hommes chantent à l’extérieure de leurs maisons en jouant de la harpe faite à la main. Les mères chantent en pilant la cassave, leurs bébés rebondissant calmement sur leurs dos.
Étant une missionnaire ethnodoxologue, j’étudie les manières qu’on loue Dieu. De la création (Job 38 : 1-7) jusqu’à la fin des temps (Apocalypse 5 : 6-14), Dieu continue à utiliser la musique pour déclarer sa splendeur. Dans la parole, le chant est utilisé pour louer Dieu, pour évangéliser les non-croyants et pour affermir la foi des saints.
Missionnaire ethnodoxologue, Wendy Atkins.
Un de mes rôles est d’aider les musiciens de l’église à comprendre ce que la parole enseigne sur la musique. Je mets les dirigeants chrétiens au défi. Je leur dis de chanter la parole avec de la musique, d’une manière que cela puisse se rapporter aux gens. Nous appelons cela, la musique du cœur : des chants qui touchent les gens jusqu’au plus profond de leur cœur et qui communiquent le message de Dieu qui transforme les vies. Alors que les chants traditionnels Zande glorifient les relations sexuelles, la jalousie, l’alcool et la sorcellerie, mon but est d’encourager la composition de chansons aborigènes qui fournissent une réponse biblique aux besoins du peuple.
Ces chants ont le potentiel de pénétrer la société, car les gens les chantent non seulement à l’église, mais aussi dans les marchés, aux funérailles et autour de leurs feux. Des groupes ethniques qui n’ont pas encore été évangélisés sont attirés vers la Bonne Nouvelle lorsqu’ils l’entendent par une musique pertinente à leur culture.
« Nous anticipons le jour que des gens de toute tribu, de toute langue et de tout style musical chanteront et danseront devant le trône. »Lorsque ma bonne amie Ruta était en train de mourir, j’allais chez elle chaque matin en chantant une chanson basée sur le Psaume 27, que nous avions enseignée à quelques groupes de femmes. « Le Seigneur est ma lumière et mon sauveur, je n’ai rien à craindre de personne. » Quelques jours avant son décès, cela lui était possible d’articuler silencieusement les paroles avec moi.
Je me rappelle aussi de quand j’étais à des funérailles récemment. Des musiciens – des croyants qui ont participé à un séminaire de formation – ont chanté une chanson nouvellement composée, basée sur Apocalypse 21 : 4 – « Il essuiera toute larme de leurs yeux. » Pendant qu’ils chantaient, debout autour du décédé, les pleureurs se sont joints à eux. Cela nous a réconfortés, mais nous a aussi mis au défi de réfléchir à notre propre relation avec le Seigneur en vue de l’éternité.
Au courant des dernières années, Dieu montre à plusieurs missionnaires le rôle primordial que joue l’art dans le ministère interculturel. Je crois qu’en enseignant la parole de Dieu par la musique, le peuple africain sera transformé – non seulement dans leurs croyances, mais aussi dans leur façon de vivre. La parole de Dieu ne reviendra pas dépourvue.
Avec cette promesse dans nos cœurs, nous anticipons le jour que des gens de toute tribu, de toute langue et de tout style musical, chanteront et danseront autour du trône, louant notre grand Dieu. Ne vous surprenez pas si vous ne réussissez pas à me retrouver tout de suite, je serai en train de célébrer avec les Africains! |